[Jeu] Portal 1 et 2

Une « série » est un terme généreux pour une licence qui ne possède que deux opus, c’est vrai, mais l’univers est tellement bien construit et le succès au rendez-vous va certainement faire arriver dans nos bac un Portal 3 dans un jour futur. Mais commençons par le début.

Portal, un « mini-jeu » plein de promesses
Premier du nom, ce jeu vidéo est créé par l’éditeur Valve comme un jeu un peu « bonus », censé compléter l’Orange Box, une compilation de plusieurs de leurs jeux fétiches. Le financement est maigre, et l’attente quasi-nulle, ce petit jeu est développé pour essayer un nouveau concept intéressant : le Portal Gun ! Une machine capable de créer deux portails se reliant dans l’espace, si on passe à travers le portail orange, on ressort par le bleu, et inversement. Reste à savoir où placer ces portails pour en tirer parti efficacement.

Nous commençons donc l’aventure dans le corps de Shell, une jeune femme qui semble emprisonnée dans un laboratoire de recherches moderne et immaculé nommé Aperture Science, et forcée à passer de nombreux tests de manipulation du Portal Gun. Si l’histoire semble assez floue, c’est tout simplement car la jeune femme ne va jamais rencontrer personne durant l’aventure. La seule voix que l’on entend dans le jeu est celle de l’intelligence artificielle qui dirige le centre de recherche, une voix robotique féminine dénommée GlaDos. Une IA qui ne manque pas d’humanité, tant elle excèle dans la moquerie, la manipulation et la supériorité de son statut.

Cette dernière passant son temps à nous mentir pour mieux nous faire faire ce qu’elle souhaite, on doit interpréter l’histoire à notre façon et la comprendre à travers les quelques indices découverts dans des recoins du laboratoire. Mais les tests enchainés laissent place à un rebondissement scénaristique que je tairai et qui nous fait voir une autre facette de cet univers, et renouvelle tout de suite le plaisir de jeu.

Et comme les puzzles à résoudre avec le portal gun sont magnifiquement conçus, on ne peux qu’en vouloir plus, et c’est là la déception du premier opus : il ne nous tient en haleine qu’environ 4 heures… Ben oui, c’est un mini-jeu, ne l’oublions pas. On lui pardonne vite car les bons souvenirs sont là, mais à l’époque, aucune suite n’étant annoncée, on restait carrément sur sa faim.
Quelques années se passent et le messie arrive enfin !

Portal 2, la renaissance !
Shell et GlaDos sont de retour dans une usine Aperture délabrée, envahie par la végétation… mais le portal Gun est là, les tests sont là, l’humour est là, et surtout un VRAI scénario est là pour ponctuer l’aventure de nombreux rebondissements et révélations, pour varier le gameplay et nous faire frémir de plaisir.

Impossible de raconter l’histoire de ce nouvel opus sans spoiler, alors tant pis, je ne développerai pas, mais croyez-moi, on ne peut pas en être déçu.

Le gameplay s’enrichit, lui aussi avec l’arrivée de trois gels que l’on peut répendre sur le sol ou les murs : un gel bleu qui rend les parois rebondissantes, un gel orange qui rend les parois glissantes et un gel blanc qui transforme les parois inutilisables en parois pouvant accueillir un portail… ajoutez ça à une utilisation encore plus poussée du Portal Gun et vous serez face à des puzzle extrêmement complexes, mais paradoxalement très peu frustrants. Il est rare que l’on reste coincé bien longtemps et à chaque fois, la solution apparait comme évidente une fois qu’on l’a trouvé… il suffisait d’y penser^^

Je ne peux pas parler de Portal sans penser aux innombrables fous rires que l’on a devant son écran. Pas juste des sourires amusés, de vrais éclats de rire face aux dialogues (le plus souvent des monologues) écrits avec brio des différents protagonistes du jeu (eh oui, il y en a plusieurs dans cet opus, comme le génial Weathley). Un humour qui fait des merveilles et qui arrive en même temps à distiller plein d’informations complémentaires pour la construction de l’univers dans lequel on évolue. Un petit bijou d’écriture et de narration.

Et grosse nouveauté, Portal 2 possède un mode multijoueur, dans lequel deux robots peuvent coopérer pour traverser de nombreuses salles de tests et rallonger intelligemment la déjà plus que correcte durée de vie. Et ce avec un petit scénario sympa, chose rare pour du multi.

Enfin bref, inutile de parler pendant des heures, vous aurez compris que Portal 1 et 2 sont des incontournables du monde des jeux vidéos, et qu’il se doivent d’être découverts.

Portal 3 ? Qui sait ?
Ce n’est là que rumeur pour le moment, mais un des concepteurs de Portal 2 aurait raconté que Portal 2 n’aurait pas dû nous faire utiliser à nouveau le Portal Gun, mais une nouvelle invention, un nouveau concept original. Mais les premiers beta-testeurs internes, bien qu’ayant apprécié la nouvelle invention, étaient déçus de ne pas retrouver le PortalGun. Valve aurait donc abandonné ce nouveau concept pour se replonger dans les puzzle à base de portails.

Il y aurait donc toujours en attente une invention cachée dans un coin sombre d’Aperture Science… qui sait si elle n’apparaitra pas sur le devant de la scène dans un éventuel Portal 3 ? Affaire à suivre…

Valve, un éditeur dans le vent
Un petit mot sur l’éditeur dont la façon de penser et le marketting me font souvent très plaisir. Outre le fait que Valve soit le créateur de bons jeux comme les Portal, les Half-Life, les Left 4 Dead, et Team Fortress 2, j’aime leur façon de faire parler de leurs jeux par d’autres moyens qu’un harcèlement de pubs. Je pense notamment à l’intrusion de sacs de pommes de terre dans leurs jeux pour la sortie de Portal 2 (jouez au jeu et vous comprendrez) ou bien à l’immense chasse au trésor IRL mondiale qui a lieu en ce moment (je ne crois pas qu’elle soit finie), ou tout simplement au fait que les DLC importants de leurs jeux (comme les niveaux ou morceaux d’histoire) sont majoritairement gratuits. Ils se content de faire de l’argent en proposant des goodies virtuels pour les personnages comme les chapeaux de TF2. Ce qui permet de ne dépenser que pour du superflu. On peut très bien se contenter de profiter du jeu sans débourser un centime de plus. Chose très rare de nos jours vu la grosse augmentation de DLC aux prix exhorbitants que l’on peut trouver sur les grosses licences.

Et un grand bravo aussi pour avoir créé le site Steam, plate-forme de téléchargement de jeux vidéos dématérialisés aux prix incroyablement avantageux. Si j’étais un joueur PC je m’en donnerais à coeur joie avec ce site.

Petit bémol porté à mon attention, le jeu Portal 1, en boite comme en téléchargement, doit forcément être joué avec une connexion internet, obligeant ainsi à se créer un compte sur la plateforme Steam. Démarche marketting qui peut paraitre un peu contraignante, il est vrai, mais si l’obligation d’aller voir une fois le site Steam et d’y faire quelques clics est le seul prix à payer pour voir un tel éditeur vivre et continuer à créer d’aussi belles choses, je pense c’est c’est peu cher payé.

En tout cas, je surveille de très près leurs prochaines productions et je vous laisse avec le générique de fin de Portal 1 que je déconseille de visionner à toute personne n’ayant pas encore fait le jeu car SPOIL ! Mais pour les autres, c’est toujours un régal d’entendre ce générique ❤


Ainsi qu’une vidéo hilarante : A Day in a life of a turret, où que font les tourelles de protection quand aucun ennemi ne passe devant eux… les journées peuvent être longues.

Les courts-Métrages amateurs
Un petit aparté pour mettre ci-dessous deux courts-métrages amateurs faits par des fans vraiment bien travaillés et inspirés, en particulier le premier. Voici donc Outside Aperture et Portal : No Escape


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Classé dans Article par Edward, Jeu Vidéo

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