[Jeu] Batman Arkham Asylum

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Alors que les plus chanceux découvrent Batman Arkham City, pour ma part, je viens tout juste de terminer Batman Arkham Asylum. Mon 2eme jeu Ps3 ! Après le beat
them all endiablé avec Bayonneta, il était temps de me pencher sur l’aventure du chevalier noir qu’une personne de bon gout m’avait fortement conseillé et trépignait d’impatience que je m’y mette enfin au lieu de jouer à Recettear.

L’histoire est relativement simple : Batman vient de capturer le Joker, et l’accompagne à l’asile d’Arkham. Sa capture un peu trop facile se révèle avec été un piège monté de toutes pièces, et Batman se retrouve coincé sur l’ile d’Arkham avec nombre de ses anciens ennemis prêt à en découdre. Mais que fais la police ?

L’une des premières qualités que je soulignerais de ce jeu, c’est sa dimension quasi cinématographique. Le cadrage et la mise en scène transforment les cinématiques en film et on aurait presque l’impression, au début du jeu, que c’est un film de batman que l’on va commencer et non pas un jeu. Par la suite, les musiques d’ambiances contribuent à faire durer cette sensation. Jamais trop présente, plutôt en arrière plan, elles contribuent néanmoins énormément à l’ambiance. Et ensuite bien évidemment, les voix des personnages qui sonnent toutes très juste.
Encore peu habituée de la Ps3, obtenir des répliques doublées et variées de chaque PNJ m’a émerveillée. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls : Les allocutions télévisées, les discussions entre sbires, tous les échanges vocaux sont consistants et peuvent être écoutés longtemps avant de sentir venir la moindre trace de repetition, exception faite de quelques endroits du jeu dont je reparlerais plus loin.

Et ne parlons pas de l’environnement, que la fonction zoom m’a permis d’admirer (avec fonction auto focus intégrée s’il vous plait). Bien évidemment, cette fonction à ses limites : En zoom, le manque de synchronisation labiale des personnages est évidente, tout comme leur peu d’expression (Les gardes ont un air halluciné un peu). Mais le travail fait est largement suffisant pour le joueur lambda qui ne s’attarde pas à zoomer sur tous les PNJ j’imagine. Il reste tout de même amusant de lire des détails sur les armures des gardes par exemple, certains ayant leur nom épinglé. Toujours dans le registre visuel, l’environnement m’a beaucoup impressionné : Très référencé, il se dégage une ambiance assez glauque d’Arkham. Les chaises et autres brancard psy des années 50, les lits avec des contentions en cuir, associés aux meubles et objets années 60 tout en étant
quand même un peu moderne par la présence d’étranges ordinateurs, mais avec une dominante de documents papiers. L’ensemble est sombre, gothique, et possède une grande force visuelle qui nous happe complétement lorsque l’on joue.

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Encore peu habituée à la ps3 et au fourmillement d’information qu’elle donne au joueur, j’ai été assez timide en début de jeu, perturbée par l’avalanche d’informations : Le décor détaillé, les voix non stop, les personnages qui avancent, agissent, tandis qu’a l’écran autre chose se passe, etc. J’ai certainement raté pas mal de grilles et autres planques au début de peur de me perdre. Mais pour cela, la vision infrarouge de batman avait une double fonction pour moi : Elle me permettait de me situer lorsque les environnements étaient trop fouillis pour moi (surtout en fin de partie).
Mais pour ce qui est de se perdre, impossible avec ce jeu ! Chaque but est consigné et facilement accessible, avec les « sous buts » que cela implique. J’ai énormément apprécié ce,point du jeu, étant capable d’oublier en 2 jours ce que j’étais censée faire. La, je retrouvais le fil de l’histoire sans aucun problème.

J’ai été très impressionnée par la prise en main vraiment facile pour une noob comme moi (au passage, j’ai fait le jeu en mode facile, comme d’habitude), ainsi que par la fluidité visuelle des actions lors des combats. Je pianote gauchement sur les touches en oubliant de parer une fois sur deux et pourtant, visuellement, le combat claque. Et les combats en eux même, au final, ne sont qu’une petite partie du gameplay, car ce qui fait la force de ce jeu et la raison pour laquelle je me suis autant enthousiasmée, c’est bien ce game play d’infiltration et d’exploration. La ou dans d’autre jeu on fonce dans le tas, Batman lui se perche sur une gargouille, observe, élimine un sbire en toute discrétions, puis retourne se planquer et observer, usant de ses divers gadgets. Un plaisir de fin gourmet que de voir les sbires restants stresser de plus en plus alors que l’on élimine leurs collègues en silence. On oscille entre excitation et angoisse lors de ces séquences, guettant le bon moment pour agir.
Malgré la complexité des actions que l’on peut faire, le maniement est très simple et instinctif : Pas de bouton sauter, le personnage saute automatiquement quand il le faut, s’accrocher aux gargouilles se fait d’un seul bouton, etc. Les différents gadgets qui s’accumulent au fur et à mesure de l’avancée du jeu sont facilement accessibles et permettent tous de découvrir une nouvelle dimension du jeu. Je pense notamment aux murs fissurés en hauteur que l’on ne peut détruire avant d’avoir obtenue le grappin qui m’ont bien agacée tandis que j’essayais de les atteindre quand même avec mes tags explosifs.

Si le jeu suis un scenario assez linéaire, les a coté ne manquent pas, et on ne se lasse pas d’explorer et de fouiller chaque recoin de l’ile et des bâtiments, entre autres pour résoudre les énigmes de l’homme mystère, ou pour collecter les enregistrements d’entretien avec les patients ou les « esprits d’Arkham », étranges symboles qui, une fois scannés, nous livrent petit à petit l’histoire qui se cache derrière la création de l’asile.

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Bon d’accord, le jeu est beau, se prend bien en main, mais qu’en est il de l’histoire, et de l’univers du comics ? Et bien, je serais bien en peine d’en juger, car exception faites des grands
classiques, je n’ai pas lu tant de batman que ça (Pourtant j’aimerais bien, le fandom autour des robins à l’air vraiment sympathique du coté des slasheuses).
Mais malgré ça, Batman reste un personnage qui m’attire beaucoup, pour son coté sombre et solitaire, la double vie qu’il mène, la tonne de gadgets qu’il possède et son majordome qui lui reprise ses capes abimées après les missions. J’ai évidemment les notions de base sur ses ennemis, comme tout le monde j’ai regardé avec passion le dessin animé sur france 3, tout de même ! Bref, un bien maigre bagage et pourtant, le jeu réussi déjà à ce niveau un très joli exercice de style.

Pour chaque personnage, qu’il soit ennemi ou allié, on débloque une fiche personnage que l’on peut lire. Assez détaillée, elle propose des infos sympathiques comme la biographie, les attributs spécifiques ou leur première apparition dans l’univers de Batman, le tout orné d’un joli dessin inédit. Mais surtout, pour les ennemis, on peut récolter dans le jeu des enregistrement de consultations psy qui, s’ils ne sont guère réalistes, n’en sont pas moins délicieux. Chaque série d’enregistrement ne nous présente pas seulement un personnage, elle nous permet aussi appréhender sa folie propre et l’histoire qui gravite autour de lui, ainsi que de nous familiariser avec certains personnages secondaires de l’asile d’Arkham que l’on côtoie dans le jeu, créant le plus souvent une mini histoire qui dure le temps des 5 enregistrements du personnage. En somme, un bien agréable système qui permet de connaitre un par un les nombreux personnages sans se sentir perdu, ou d’approfondir ses connaissances sur lui. Les nerd de Batman quand à eux pourrons jouer aux quizz sur les personnages grâce à ces petites fiches.

Dans les personnages présents dans ce jeu, citons Oracle, personnage assez particulier de l’univers : Fille de Gordon, ex Batgirl, elle est devenue « oracle » et surtout une petite
voix Ô combien pratique dans ce jeu. Joker et Harley Queen évidement, d’ailleurs en parlant de l’ex psychiatre, je n’ai pas été emballée par son relooking, tout comme je n’ai pas
accroché au visuel d’Ivy, mais ça doit se discuter. Le joker est génial, grand et maigre, le visage déformé à la limite du réaliste. L’épouvantail est le personne le plus flippant du jeu, car ses interventions sont… On ne peut plus spéciales et diablement bien pensées, notamment la dernière qui sera pour moi une scène d’anthologie du jeu vidéo. Sont aussi présents à l’appel Killer croc, l’homme mystère, et de manière indirecte Clayface via une petite scène observable dans un coin du jeu, et l’homme calendrier par le biais de sa cellule, reconnaissable entre toutes (Et que je n’aurais pas reconnu si je n’avais pas lu « A long hallowen » juste avant de faire le jeu). Les personnages qui ne sont pas comme le pingouin ou Catwoman sont symbolisés par des objets que l’on trouve lors de certaines énigmes, sortes d’avant gout de leur présence dans le jeu suivant, Arkham City, qu’il me tarde de faire.D’ailleurs ça tombe bien, c’est bientôt noël.

J’ai parlé plus haut de l’ambiance visuelle du jeu, mais tout ne repose pas que sur les décors, les actions des personnages y sont pour beaucoup dans cette ambiance noire et étrange. On
est dans un asile, et ça se sent
: Chaque personne possède sa folie propre et ses raisons d’agir, et même si le joker est le chef d’orchestre de cette grande cacophonie, chacun agit pour lui même.On se sentirait presque devenir soit même un membre de cet asile. Thématique bien souvent utilisé du joker qui existe à travers Batman et vice versa, mais toujours aussi efficace.

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En vérité, le jeu fut presque sans défaut pour moi : Univers accessible et dense, doublages et musiques immersives, système de jeu original et prenant qui fait qu’étrangement, en jouant, je prenais confiance en moi car « j’étais » Batman. Je dis « presque » car la ou ce jeu souffre, c’est au niveau de ses boss de niveaux, qui sont assez chiants et répétitifs, ce qui gâche l’immersion dans l’univers. Je pense au combat contre poison Ivy qui non content d’être assez ridicule est juste chiant, par exemple. Mais bon, ça encore on peut passer l’éponge. Ce dont je vais parler en after, c’est une grosse boulette sur un tableau quasiment nickel.

Mais que ceux qui n’ont pas fait le jeu se rassure, malgré ce défaut final, le jeu reste tout de même absolument génial, une sorte de must à faire absolument et à savourer.

Et a partir d’ici, ça spoile. Ne lisez pas plus loin si vous n’avez pas fait le jeu et voulez garder toute la surprise.

Une des choses qui me plaisait et m’intriguait beaucoup dans ce jeu déjà, c’était les plans du joker. Il avait l’air d’avoir tout prévu, de n’être surpris d’aucune des nos actions, en somme de
sacrifier ses hommes simplement pour se divertir à voir Batman s’en débarrasser. Que serais le bouquet final ? La mise en scène de la « fête » était déjà assez splendide. Une fois traversé le
couloir de sbires nous applaudissant (bon ok, j’ai pas put m’empêcher de leur taper sur le nez même s’ils étaient presque amicaux) cette scène en vue à la première personne, subite, donnait un effet étrange qui rappelait certaines des illusions de l’épouvantail, notamment la dernière qui était surement la meilleure des 3. Le joker se dévoile enfin, et la… La, quoi ? Il râle, il est pas content, parce qu’on a cassé ses plans et que lui il voulait qu’on s’amuse avec lui. Booon, ok, d’accord, de toutes façons ce type est fou et on peut lui faire dire ce qu’on veut ça passera toujours. La déception de ce dialogue n’est rien face à la déception de ce qui arrive ensuite.

Le joker lance sa drogue sur Gordon, Batman s’interpose. Batman résiste à l’emprise de la drogue mwééééé allez ok. Le joker s’inocule la drogue et devient une énorme bête tout en gardant son caractère. Mais. De. What ? Le joker ne met pas la main à la patte, il dirige et manipule les autres, mais il ne va pas faire ça ! Bon, d’accord, il va prendre plaisir à taper sur Batman, allez pourquoi pas, combat final contre le joker, ok. Sauf que non : Il profite de son apparence bestiale pour… Faire un discours aux hélicoptères, pendant que l’on casse du sbire. En fait on interagit à peine avec lui.

Ce combat final est juste nul, décevant. Heureusement que le reste du jeu m’a apporté énormément de plaisir et que cette grosse fausse note de fin n’a pas suffit à entacher mon enthousiasme pour ce jeu mais, que diable ! Moi qui pensais me retrouver face à killer croc, grosse brute assumée, et à vaincre (ou pas) le joker de manière dérivée, voila que je me suis retrouvée dans un véritable sketch comique. Un choix scénaristique bien dommage pour ce superbe jeu.

Ed okL’avis de Ed :
Amen sur tout ce que tu dis. Tu résumes parfaitement les mêmes qualités et défauts que j’ai ressenti.

Un détail : les « apparitions détournées de Clayface et CalendarMan restent très anecdotiques, mais c’est le cas d’une bonne cinquantaine de personnages. Il y a plusieurs cellules qu’on peut reconnaitre comme appartenant à des méchants du comics et les référances aux fans sont vraiment nombreuses, ne serait-ce que dans les nigmes de Nigma.

Et un autre point qui m’a énormément plu dans ce jeu, c’est le fait que l’ambiance et le charadesign s’inspirent directement des comics. Et mine de rien c’est assez rare. En général, ce genre de jeu suit le look d’une adaptation cinéma ou encore d’un dessin animé. Je m’attendais presque à voir le visage de Christian Bale (le nouveau Bruce Wayne au cinéma dans Batman Begins et the Dark Knight) la première fois que j’y ai joué. Mais non, ils ont choisi la meilleure voie, celle du comics pur et dur. Du coup, le joueur n’est pas détourné par des influences neutres et peut re-découvrir Batman dans toute sa splendeur^^

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Classé dans Article par Plumy, Jeu Vidéo

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