[Jeu] Batman Arkham City

Deux ans après la magnifique surprise que fut Batman Arkham Asylum, le studio Rocksteady nous fait renfiler les collants de la chauve-souris la plus classe du monde en nous promettant une aventure bien plus riche et complète dans ce nouvel opus. Une promesse qui pouvait paraître exagérée, mais qui est au final plus que tenue.

Batman est de retour !
Car c’est avant tout ça que l’on attendait ! Le plaisir jouissif d’incarner ce justicier de l’ombre, planant de gargouilles en gargouilles au dessus des malfrats et bondissant d’un immeuble à l’autre, désormais. Car Arkham City est beaucoup plus grand que l’asile du premier épisode et la sensation de liberté est énorme. Un peu trop, au début, d’ailleurs… le temps de se remémorer un peu les mécaniques de jeu et la panoplie d’actions possibles, il faut avouer qu’un tel terrain de jeu se révèle
du coup handicapant. Les informations pullulant sans cesse, on se sent harcelé de toute part et l’ensemble donne une impression fouillis qui m’a fait craindre pour la suite. Mais rassurez-vous, ce n’est que le temps de se replonger dans l’univers. Une fois les réflexes revenus, le plaisir de jeu est là et bien là !

D’un point de vue technique tout est là également. Des environnements magnifiques, une musique finement orchestrée et collant parfaitement aux situations, des voix françaises toujours aussi efficaces, et un gameplay subtil permettant énormément de possibilités d’appréhender les scènes d’infiltration et de combats. Tellement complet que la plupart des joueurs n’utiliseront souvent que certains gadgets et certains coups, oubliant fréquemment que Batman avait également telle ou telle possibilité. Mais pour les joueurs assidus, tout est prévu.

Un scénario particulièrement travaillé
C’est là le plus gros point fort du soft à mes yeux. Et il va être difficile de beaucoup en parler tellement les révélations et autres retournements de situation vont bon train. Petit pitch tout de même.

 L’aventure commence avec surprise dans la peau d’un Bruce Wayne entrant en campagne politique pour dénoncer les risques que présente le récent aménagement d’Arkham City, une ville-prison bâtie en plein milieu de Gotham pour y enfermer la racaille toujours grandissante. Mais à peine son discours commencé que Wayne se fait enlever par les forces de sécurité d’Arkham City, sous les ordres du professeur Hugo Strange. Cet homme énigmatique très louche va incarcérer le milliardaire dans la prison et lui révéler son principal atout : il
sait que Batman et Bruce Wayne ne font qu’un ! Bruce ne compte pas se laisser faire, s’enfuit de sa cellule et, une fois retrouvé son costume de super-héros, va traquer son nouvel ennemi pour comprendre ce que cache la création d’Arkham City.

C’est sur cette trame de départ que va s’articuler un scénario à tiroirs à base de trahison et de manipulation. On y retrouvera notamment comme acteurs principaux un Joker malade qui pour une fois va prendre les choses un peu moins à la légère que d’habitude, le Pingouin dont les hommes sont en éternelle guerre de territorialité avec le Joker et Double-face, Freeze en position de faiblesse, et Ra’s Al Ghul et sa bande d’assassins de l’ombre. Mais plus d’une quinzaine d’autres figures importantes du background de la série vont également faire leur apparition, et pas juste histoire de les citer. Ils ont à chaque fois une raison parfaitement justifiée et cohérente d’avoir été incorporés au récit. A savoir que si à certains moments, telle action semble avoir été tirée par les cheveux, il est bon de finir d’abord toutes les quêtes secondaires, des révélations étant disséminés dans les documents écrits et enregistrements audio.

Et bien que ne pouvant pas en parler sans spoiler, vous ne pourrez qu’être touché par la fin poignante de l’aventure principale qui rappelle à quel point Batman est un héros torturé et passionnant. Un conseil, restez dans l’ambiance pendant que le générique de fin défile car un détail poignant mettra un point final à cette épopée et se doit d’être correctement apprécié.

Une durée de vie conséquente
Un avantage et un défaut, à mon humble avis. Car si l’aventure principale nous tient en haleine une quinzaine d’heures, il est toujours agréable de continuer l’immersion à la recherche des trophées de l’homme mystère, et à finir les quêtes secondaires. Mais cette motivation n’est pas sans limite, et 400 trophées ou énigmes à collecter, ça fait quand même beaucoup. Faire la totalité de la collecte devient vers la fin une corvée, ce qui noircit un peu le tableau. Même principe pour les cartes de défis de combats et d’infiltration qui nous avait séduits dans le premier opus. Cool de les retrouver, mais les voir multipliés par deux ou trois sonne un peu simplistes comme façon de rallonger la durée de vie.

Les DLC également qui nous permettent avec bonheur de diriger Catwoman, Robin et Nightwing ne valent pas totalement le détour. Je ne vais parler que pour Catwoman car je n’ai pas fait les deux autres. Il est plaisant de voir des chapitres avec la belle s’intercaler dans l’histoire et nous permettre de mieux saisir certains tenants et aboutissant grâce à leur point de vue, mais les chapitres en question sont vraiment anecdotiques et courts, et en termes de proportion, la plus grosse partie du DLC sera de collecter à nouveau des trophées et de faire des cartes de défis. Décevant. Pas mauvais pour autant car c’est toujours mieux qu’un simple skin et le gameplay différent pour chaque personnage est une merveille, mais je pense que Rocksteady aurait pu faire encore mieux.

Un comics à jouer
Constatation encore plus flagrante que dans Arkham Asylum, l’ambiance noire rend avant tout hommage aux comics Batman et non aux films ou séries. Les chara design des personnages sont matures, fins, sombres, et font honneur à la galerie énorme d’individus issus de cet univers.

De plus, là où Arkham Asylum décevait avec des combats de boss ennuyeux au possible, les affrontements seront cette fois ci bien pensés, souvent originaux, et à la mécanique recherchée. De quoi sublimer les face à faces entre des figures mémorables. D’un point de vue personnel, je suis ressorti de cette expérience avec la sensation d’avoir vu/lu/participé à une des plus grandes aventures de la chauve-souris. Arkham Asylum s’était imposé comme un des (voire le) plus grand jeu de super-héros depuis des années, Arkham City le détrône allègrement et devient un nouvel incontournable.

Et d’après les perches tendues à la fin du jeu, il est plus qu’évident qu’un troisième volet est en préparation avec, on peut le supposer, un accès à la ville de Gotham elle-même. Et peut-être donc un nouveau chef-d’œuvre à venir.



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Classé dans Article par Edward, Jeu Vidéo

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