[Jeu] Bioshock

Ayant quitté Batou à grands regrets, je regardais ma pile de jeux à faire en cherchant qui choisir. Mon cœur balançait entre God of War 3 et Assassin creed, lorsque mon regard tomba sur la pochette de Bioshock. Comme la quasi intégralité de ma pile de jeux à faire, prêtés par Edward, il ne m’avait pas attiré au début parce que j’avais encore très peur des jeux de type FPS, me pensant incapable d’y jouer. Et puis j’ai reconnu sur la jaquette la petite fille mystérieuse qui m’avait intrigué dans la magnifique campagne de pub de Sony qui m’émeut à chaque fois que je la revois, et j’ai lancé le jeu sans réfléchir. Je m’imaginais un jeu ou l’on serait cette fillette, protégée par un énorme robot, dans un monde ou tout le monde nous attaquerait. J’étais bien loin de la vérité.

Bon à savoir avant toutes choses, Bioshock est vraiment un jeu super flippant. On circule dans des locaux dévastés mal éclairés, des ennemis peuvent surgir de n’importe où, et ça encore, c’est la version gentille. Quand vous avancez dans un couloir mal éclairé, où soudainement tout s’éteint, et que vous retrouvez à traquer un chrosome caché dans un placard de la morgue, ou lorsque suite à une coupure de courant, toute une bande vous saute dessus, vous ne faites pas le fier. Mais quel délice ensuite de fouiller les cadavres de nos ennemis occis pour récupérer argent, munitions et nourriture ! On prend assez vite le pli de se douter qu’une pièce vidée de toute présence ennemis n’est pas réellement sécurisée : Un aller retour dans une pièce à coté et un ennemi est de nouveau là.

Mais faisons les choses dans l’ordre, et parlons un peu de cet univers fascinant qui a grandement contribué à mon accroche au jeu, et qui en a fait un jeu qui m’a vraiment
fasciné et accroché sans me lasser, dans ce genre d’immersion parfaitement délectable dans l’univers du jeu vidéo.
L’histoire commence avec le crash d’un avion au beau milieu de l’océan, près d’un étrange manoir à la surface de l’eau. Rejoignant cette étrange demeure, on découvre alors une navette sous-marine à l’allure steam punk qui nous emmène sous l’eau, pour gagner une cité sous-marine nommée Rapture. Petit à petit, par le biais d’affiches, d’enregistrements, on va apprendre quel est cet endroit, et pourquoi il est aujourd’hui dévasté et rempli d’étranges créatures à moitiés folles appelées les chrosomes.

Cette ville que l’on découvre malgré nous est vraiment fascinante, accablée du poids d’un passé secret dont on découvre petit à petit des éléments. En regardant les affiches, en découvrant les locaux divers, et surtout, en découvrant ces enregistrements vocaux des acteurs de cette époque passée. Éminent docteur ou simple habitant, on a droit à plusieurs échos de ce qu’il se passait alors. Des enregistrements automatiques dans certains lieux viennent compléter ces informations sonores qui apportent beaucoup. Ce qui permet l’immersion également, ce sont les graphismes somptueux, aux détails techniques incroyables. Le traitement de l’eau est extrêmement bien géré, de même pour les textures, les décors très référencés et soignés étant criants de réalisme.

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Cette ville est une sorte d’utopie, un rêve créé par des hommes aux ambitions démesurées. Une ville sous-marine ou seuls les nantis auraient le droit de venir, une citée idyllique pour ceux qui la choisissent. Mais le rêve s’est visiblement transformé en cauchemars, les lieux sont dévastés, déserts de personnes vivantes, et seuls les jukebox égrainent encore d’antiques mélodies entrainantes qui rythment nos coups de fusils alors que l’on descend à la chaine les chrosomes, ces similis zombies qui habitent dans cette ville. Anciens humains sûrement ? Ils sont tous à moitié fou, marmonnant ou hurlant de longues litanies incompréhensibles, et semblant vouer une haine farouche aux plasmides et aux petites sœurs.

Les petites sœurs, que sont-elles donc ? Emblème des lieux, ces enfants aux yeux brillants se baladent pieds nus en chantant d’innocentes comptines, avant de récupérer une substance étrange sur les cadavres à l’aide d’une petit pistolet muni d’une grosse aiguille qu’elles plantent avec enthousiasme dans les cadavres. Si elles se font attaquer, les protecteurs sont là pour les protéger, grandes créatures vêtues de scaphandres qui ne s’expriment que par grognements. Les étranges duos sont l’un des plus gros mystère de cette ville, et on ne cesse d’être fasciné par les interactions de cet étrange duo.

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Viennent ensuite les plasmides, cette étrange substance développée par les scientifiques de cette ville et dont on se sert désormais nous même pour se défendre contre nos agresseurs. Une injection de plasmide confère des pouvoirs surhumains, et sont un ajout appréciable à la panoplie d’armes dont on dispose. Point de détail amusant, hormis les medi-kit, tous les objets pour se soigner ou augmenter son Eve (la jauge qui permet d’utiliser les plasmides) sont des objets courants tels que paquets de chips, bouteilles d’alcool varié ou encore paquet de cigarette. Mais attention, si les cigarette augmentent l’eve, elles vont baisser la vie ! De même pour l’alcool. Un détail amusant qui m’a beaucoup plu.

Dans cet univers dense et oppressant, une grande part du plaisir est celle de l’exploration. Je ne pouvais pas quitter une zone dans en avoir explorée tous les locaux ! Depuis que joue sur la PS3, ce que j’aime particulièrement, c’est les détails dans les décors, la possibilité d’interaction avec l’environnement. J’ai été vraiment servie dans ce jeu dont l’exploration fait partie intégrante du gameplay puisque plus on explore, plus on en apprend sur l’univers en voyant simplement les locaux, les affiches, et surtout avec les enregistrements que j’ai mentionné plus haut et qui souvent se suivent par série. C’est un concept vraiment similaire à celui des entretiens de patients dans Batman – Arkham Asylum, et je l’adore car le trouve vraiment efficace. A ma grande déception, je n’ai pas réussi à réunir tous les enregistrements dans ma partie. Les enregistrements nous racontent indirectement la vie de ceux qui furent les habitants de Rapture, leurs doutes, leurs angoisses, leurs réflexions personnelles, parfois des codes d’entrée de locaux. Ces enregistrements permettent aussi très souvent de comprendre une mise en scène dans une pièce, comme par exemple ces enregistrements de la mère de Masha que l’on retrouve éparpillés, jusqu’à finalement trouver la pièce ou ses parents l’attendaient, désormais morts évidemment. Ou encore celui que l’on retrouve dans le bureau du docteur Sushong, avec la mise en scène qui l’illustre… Certainement un de mes préférés.

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Un des concepts sympathique de ce jeu malgré un premier abord plutôt opaque est celui du piratage des machines. Machine de vente d’objet, de soins, camera de surveillance, robot et tourelles d’attaques, coffres sécurisés… Le piratage se présente sous la forme d’un mini jeu – dont le concept m’est très familier sans que je parvienne à me souvenir d’où je le connais – où l’on doit reconstituer un trajet avec des morceaux de tuyaux de toutes formes pour faire passer le liquide qui s’écoule du point A jusqu’au point B.
Certains sont plus difficiles que d’autres, et il est possible d’utiliser une machine de piratage pour se faciliter l’affaire. Ces mini jeux auraient pu ralentir le jeu mais sont au final suffisamment rapides pour ne pas gêner l’ambiance, même si parfois on en a assez d’eux et on préfère payer le piratage plutôt que d’y passer du temps. De plus, pirater offre plusieurs opportunités, comme avoir un robot familier qui nous aide à nous défendre, ou corrompre les postes de guérisons qui blesseront tous les chrosomes qui tenteront de s’y soigner. Et sérieux, les robots de défense piratés qui deviennent nos copains, j’ai juste grave kiffé. Avoir un castabot avec soi, ça n’a pas de prix !

Cette facette du piratage devient parfois même légèrement tactique, une fois passée une première intrusion désastreuse où l’on se fait en même temps démolir par une tourelle et repérer par une camera. On réfléchit, on tourne et on pirate les appareils dans l’ordre pour pouvoir circuler sans manquer de se faire mitrailler tous les 3 pas. On se sent même un peu chez soi une fois cela fait, entre son ptit robot compagnon et son amie la tourelle. Le piratage m’est devenu un peu systématique, même si parfois je préférais détruire brutalement une camera de sécurité plutôt que de la pirater.

Au bout d’un moment dans le jeu, on dispose d’un appareil photo qui permet de prendre ses ennemis en photo pour obtenir ainsi des points de recherche et accessoirement gagner des trophées. C’est un concept amusant qui par contre casse un peu la dynamique des combats, puisqu’au lieu de se concentrer sur le combat, on pense d’abord à prendre des photos, et s’il y a plusieurs ennemis, il faut en prendre plusieurs, et ainsi le combat est bien moins spontané et dynamique.

La construction de l’histoire est un peu particulière. J’ai lu à plusieurs reprises que le jeu était trop court, mais je l’ai pourtant trouvé honorable, mais peut-être est-ce parce que j’ai passé
beaucoup de temps à fouiller ? Et aussi parce qu’à chaque fois que je pensais le jeu proche de la fin, d’autres éléments rallongeaient la sauce pour créer des sous quêtes. Un systématique parfois un peu gênant car même si la majorité des éléments étaient utiles et justifiés, j’ai souvent trouvés qu’ils tombaient un peu comme un cheveu sur la soupe pour délayer la sauce et rallonger le jeu. Je pense notamment au passage dans le domaine de l’artiste fou qui m’a un peu agacé. On est la plupart du temps dans une situation d’urgence, et on se retrouve ralenti par ces minis quêtes et le besoin d’explorer. Au final, on perd un peu de ce sentiment d’urgence.
La construction de l’histoire est par contre heureuse dans le sens où les choses ne sont jamais si simples qu’elles en avaient l’air au début, et on ne sait où tout cela nous mènera à force,
surtout quand les éléments dont on dispose sont étayés d’avis quasi contraires lors de l’écoute des enregistrements…

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Et enfin, ce qui est surement LE point marquant des Bioshock, je parle bien sur des petites sœurs, qui nous mettront face à un choix surprenant à un moment du jeu. Dans ce monde où notre libre arbitre est réduit à une peau de chagrin, ce sera d’ailleurs le seul choix que l’on pourra faire. Je préfère ne pas parler de ce choix pour ne pas spoiler ceux qui ne connaissent pas le jeu, car la découverte de ce choix à faire a été pour moi un moment très marquant et appréciable de par la surprise qu’il m’a apporté, et j’aimerais que d’autres la ressentent aussi.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé la manipulation peu ergonomique : Les plans sont un peu fouillis, le changement d’arme n’est pas toujours super instinctif, ou feuillète longtemps le menu avant de trouver une information… On finit par s’y faire, mais le début du jeu fut un peu laborieux pour ma part, et même une fois habituée, j’avais parfois du mal à retrouver une info ou un
enregistrement que je voulais réécouter. Par contre, très étoffé, le menu nous propose toutes les informations que l’on peut désirer sur l’univers.
Autre défaut technique, les sous-titres qui sont minuscules. J’ai beaucoup de mal à écouter et comprendre les voix dans les jeux vidéos, aussi le support écrit est-il quasi indispensable pour moi. Mais les sous-titres sont tellement petits que je devais régulièrement me mettre dans du choix d’arme pour me pencher en avant et réussir à lire les sous-titres.

Mais dans l’ensemble, ce jeu est ce que je considérerais comme un classique « must have » de la Ps3 et que je conseillerais facilement à toute personne en âge de jouer à ce jeu qui est tout de même interdit aux moins de 18 ans, et à raison, vu son contenu violent à tous niveaux. C’est une très chouette expérience et un jeu vraiment immersif.

Il existe un Bioshock 2, qui se passe avant le premier du nom, et un 3eme est en préparation. Je jouerais avec un grand plaisir au suivant dans quelques temps, une fois digéré ce jeu sur lequel j’ai pris énormément de plaisir (et de coups de stress lorsque les chrosomes me surprenaient).

Et en bonus pour conclure cet article, je vous propose 3 gribouilles fait en cours de jeu, tous sur le thème des petites sœurs parce que je les adore.

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Les petites sœurs circulent par les tuyaux d’aération ainsi orné, et je voyais bien une petite sœur installée la pour regarder ce qui se passe dehors.

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Une petite sœur dans son lit pourvu de contentions. Inspiré après avoir visité leurs chambres.

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Reprise du slogan d’une des affiches des petites sœurs. Oui, mes gribouilles de petites sœurs ressemblent à celle du demotivationnal posté plus haut, et c’est ça qui est marrant ;b

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Classé dans Article par Plumy, Jeu Vidéo

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