[Jeu] Tokyo Jungle

Tokyo-Jungle-mainDans un Tokyo rendu à la nature, fuit de gré ou de force par les humains et envahi par la jungle, les animaux ont repris le pouvoir. Mais même libéré du joug des hommes, et quelque soit l’animal, chaque jour est un combat pour survivre et faire prospérer sa lignée. Tokyo Jungle nous propose d’incarner tour à tour un animal dans cette ville abandonnée et de voir jusqu’où l’on peut amener notre race.

l'accouplement est un des buts principaux de la vie de l'animal

l’accouplement est un des buts principaux de la vie de l’animal

La survie avant tout
Le jeu comporte un mode Histoire mais qui étrangement ne se débloque qu’au fur et à mesure du mode survie. Un avancement original qui crée une découverte progressive de l’environnement. En effet, le corps principal du jeu est donc le mode survie. Débutant avec pour seul choix un chien ou un cerf, on est lâché au milieu de la ville sans trop savoir quoi faire… on essaie, on tâtonne, et on meurt bien vite, au début, dévoré par un quelconque prédateur passant par là ou simplement par la malnutrition, en ayant à peine visité un quartier ou deux de la ville. Une première approche un peu frustrante, il est vrai, mais qui va nous permettre de comprendre peu à peu le fonctionnement du jeu.

un lion balafré dirigeant des hyènes... ça me rappelle un truc...

un lion balafré dirigeant des hyènes… ça me rappelle un truc…

En effet, bien qu’une liberté totale soit possible, on comprend vite que suivre la trame dictée par les défis est plus que recommandée. Tous les 10 ans de vie, une petite liste de défis est proposée : prendre un territoire, visiter un lieu, manger une telle quantité de nourriture, etc… nous fournissant un rythme à suivre pour notre exploration. Au joueur donc de temporiser ses actions pour remplir efficacement les défis, augmentant de ce fait les statistiques de son animal, le rendant plus apte à la survie.

Pour chaque animal, les buts sont multiples. Outre le but de survivre le plus longtemps possible (en visant les 100 ans de survie pour notre lignée, ce qui n’est pas rien), on pourra remplir un maximum de défis possibles, dont celui très important de débloquer l’animal suivant à incarner, et ramasser les archives des humains disséminées ça et là dans la ville.

Les Loulous ont plutôt intérêt à rester discrets dans leurs hautes herbes

Les Loulous ont plutôt intérêt à rester discrets dans leurs hautes herbes

Mais ne croyez pas que cette collecte est anecdotique, bien au contraire… c’est en ramassant ces documents que l’on commencera à entrevoir des raisons (plutôt farfelues mais intrigantes) à cette disparition des humains, et à débloquer des chapitres de l’histoire principale. Cette dernière nous narrera les premières confrontations de certains animaux à la liberté et nous donnera de nombreuses astuces pour être plus efficaces en mode survie. On se mettra donc à alterner les modes, devenus complémentaires, au fil des animaux, montant peu à peu la chaîne alimentaire. Un principe efficace et addictif qui ne souffre à mon goût que d’une trop grande variété d’animaux. S’il est très amusant d’incarner des animaux très différents comme le poussin, le singe, le lion, le chat, ou le crocodile, il n’était pas nécessaire de nous proposer 4 races de cerfs différents (et très ressemblants) par exemple… Quelques races font ainsi doublon et prolongent un peu artificiellement une durée de vie qui ne le nécessitait pas spécialement.

Cours, Forest, cours !

Cours, Forest, cours !

Un gameplay bien vu
Tokyo Jungle reste un « petit jeu », il ne faut donc pas s’attendre à de la gestion hyper élaborée. Cependant, le soft mise son gameplay sur quelques notions simples, mais très efficaces.
Si l’on incarne un herbivore, il faudra manger les plantes que l’on trouve pour garder sa barre de faim à un niveau convenable sous peine que cela fasse diminuer votre vie (si l’on est carnivore, il faudra chasser ses proies), et visiter les lieux pour s’emparer de 4 drapeaux par quartier incarnant notre domination sur le territoire. Une fois la zone acquise, les femelles commencent à s’y aventurer permettant de s’accoupler, mais encore faut-il trouver l’élue de son cœur. Au hasard des rues, on peut tomber face à une femelle ordinaire, une femelle de premier choix ou une femelle désespérée. Selon notre expérience en terme de nourriture accumulée, un rang nous est décerné nous permettant de viser une femelle de qualité, nous donnant ainsi une descendance plus nombreuse et plus forte.

On a moins peur des autres dans la peau d'un ours !

On a moins peur des autres dans la peau d’un ours !

Au joueur de juger du rythme du passage de flambeau à sa descendance avant d’être trop vieux, car une fois reproduit, on a de meilleures bases, mais toute la progression de rang, de chasse et de territoire est à recommencer.

La furtivité est également primordiale dans le jeu. Si l’on est un herbivore, les prédateurs sont extrêmement nombreux, et il faudra compter sur des déplacements furtifs dans les herbes hautes, sur les axes secondaires par les toits ou les souterrains, ou tout simplement sur la fuite. Et si l’on est un carnivore, la furtivité sera tout de même primordiale, tout simplement pour s’approcher assez de sa proie, nous permettant de faire des attaques plus puissantes et souvent mortelles en un coup.

Presque une cinquantaine d'animaux à incarner

Presque une cinquantaine d’animaux à incarner

Le climat hasardeux posera également des conditions supplémentaires à nos errances. Une vague de chaleur va rendre impropre à la consommation les charognes en très peu de temps, la nuit et le brouillard vont réduire notre visibilité, la pluie va affecter notre odorat (se traduisant par la disparition des marqueurs de présence animale sur la map), et les vagues de toxicité vont faire grimper une jauge de danger et infecter les plantes et les points d’eau, portant bien vite atteinte à notre jauge de vie.

Les dangers sont donc bien nombreux et survivre avec certains animaux est réellement une gageure. Chaque animal est un défi à part entière et la domination de certains prédateurs dans des zones précises devient un obstacle menaçant toute notre lignée en un instant. Vivez l’expérience d’être une poule perdue au milieu d’une meute de lionnes, ou d’un chat face à des vélociraptors et vous comprendrez…

Te retourne pas, mais je crois qu'il y a un oiseau bizarre derrière toi...

Te retourne pas, mais je crois qu’il y a un oiseau bizarre derrière toi…

Oui car il y a aussi des dinosaures ! Je vous avais bien dit que l’histoire principale était farfelue… à l’image de certains détails surprenants. Parmi les items à collectionner, il y a des costumes pour les animaux. On peut donc habiller une vache avec un chapeau de paille, une robe en dentelle, un foulard de super-héros et des chaussons en forme de papoute de chat. Une option qui m’a franchement fait faire de gros yeux et que j’ai vite eu envie de ne pas utiliser car cela cassait totalement tout effet de réalisme et d’immersion… sauf que ces costumes nous octroient également des bonus d’attaque et de défense non négligeables, qui peuvent nous sauver la mise plus d’une fois.

les symboles font aussi penser à du MGS, comme quoi...

les symboles et la mini-map font aussi penser à du MGS, comme quoi…

Et ajoutez aussi le fait que chaque passage dans une zone de haute herbe nous fait passer en mode infiltration avec un bruitage futuriste façon « mode invisibilité du costume de Solid Snake » et la possibilité de se cacher sous une benne pour la faire avancer en cachette comme dans un cartoon, et autant dire qu’il faut garder une touche de second degré en jouant à ce jeu.

Au final, Tokyo Jungle est une très bonne surprise. Un jeu sans prétention qui dévoile peu à peu un gameplay maîtrisé et complet, jouant souvent sur des codes bien nippons qui peuvent surprendre, mais dont on ne peut nier le côté addictif. On pourra juste regretter des graphismes assez basiques, des animations plutôt raides des animaux et une caméra fixe souvent frustrante pour cerner l’environnement, mais le plaisir de voir son petit chien-chien à sa mémère sauter à la gorge d’une hyène pour chasser sa pitance est franchement un délice. Un bon titre pour les curieux qui veulent sortir un peu des productions AAA et du classicisme des franchises actuelles.

Tokyo Jungle

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4 Commentaires

Classé dans Article par Edward, Jeu Vidéo

4 réponses à “[Jeu] Tokyo Jungle

  1. Le jeu a été une bonne surprise également. Je trouve juste dommage le côté répétitif. Une fois le mode histoire terminé et les 100 ans atteints en mode survie, tu n’as plus trop envie d’y passer du temps, malgré le nombre hallucinant d’animaux à débloquer.

    Mais ça reste une bonne expérience de jeu, assez loufoque (le scénario est un peu WTF…) mais plaisante malgré tout. Et puis, jouer un lion, c’est quand même classe…!

    • j’avoue que là, je l’ai laissé tomber… je voulais attendre d’avoir un animal un peu plus puissant pour tenter les 100 ans, mais le côté répétitif m’a saoulé avant^^ »… enfin, j’y aurai quand même passé entre 10 et 15h, je pense, donc ça reste très raisonnable pour un petit jeu téléchargeable…

      • Au Japon il est sorti en version boîte donc il pouvait presque avoir l’étoffe d’un grand jeu. Mais il aurait fallu plus de modes de jeu (ou alors débloquer les animaux plus facilement/rapidement) et surtout de meilleurs graphismes (même moi qui suis pas difficile, je trouve ça assez vilain… ^^’).

        • ah ouais ? houlà non, en version boite, j’aurais pas eu un jugement aussi enthousiaste, il n’a clairement pas le niveau… ne serait-ce que d’un point de vue technique comme tu dis…

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