[Jeu] Shank

Shank-key-Articone yeaahShank crie vengeance !
Voilà, c’était le scénario… non mais, même pas simplifié, hein, on commence le jeu avec cette seule donnée, et c’est parti pour du défonçage de brutes épaisses. Et au fil des combats et surtout des boss affrontés, des flashbacks vont nous apprendre grosso modo que l’on faisait partie d’une espèce de mafia, mais qu’on est tombé amoureux d’une jolie poulette et que le chef et nos collègues ne le voyaient pas sous cet œil. Du coup, ils ont buté la copine de Shank, et Shank, faut pas lui buter sa copine, sous peine de s’en prendre plein la gueule en retour.

Tarantino et Rodriguez font un Beat’em all

shoryuken dans ta gueule !

shoryuken dans ta gueule !

Très ouvertement inspiré de Kill Bill niveau ambiance et histoire, Shank se pose clairement en série B du jeu vidéo, empruntant allègrement les codes du genre pour une ambiance des plus délectables. Voix sévèrement burnée, punchlines qui déchirent, du sang un peu partout, une tronçonneuse, des danseuses à moitié à poil qui font du kung-fu, bref, tout ce qu’il faut pour un bon nanard bourrin, mais de qualité.

Certains plans sont totalement magnifiques et l'ambiance parfaite !

Certains plans sont totalement magnifiques et l’ambiance parfaite !

Avant Mark of the Ninja, le studio Klei Entertainement créait la surprise avec Shank et son univers qui claque ! Car c’est au final bien ça qui définit en premier les titres du studio : ça claque ! Que ce soit les chara-designs, les décors, les animations, les personnages et leurs poses, la musique ou encore la puissance et la vitesse qui se dégage de chaque coup et combo, tout est magistral et jouissif au plus haut point. Klei prend un genre, l’analyse jusqu’à la trame et le transpose en jeu vidéo de façon superbement efficace.

On pourra néanmoins regretter l’absence de sous-titres français, rendant obscurs quelques cinématiques dans la langue de Shakespeare, mais les dialogues restent simples, et la faiblesse volontaire du scénario est bien vite oubliée face à l’action pure qui a la classe !

Les personnages sont trash et les coups sanglants...

Les personnages sont trash et les coups sanglants…

Pinaaaage !
Comme d’habitude, les armes de départ se verront vite étoffés dans trois classes : les coups rapides au couteau ; les coups puissants plus lents avec une arme bien hardcore comme la tronçonneuse, les machettes, le katana ou les poings entourés de chaînes ; et les armes à feu comme les pistolets, le Uzi, ou encore le shotgun. Ainsi que quelques armes occasionnelles comme les grenades, la gatling ou le lance-flamme, le temps d’une vague d’ennemis.

Des effets visuels subliment les instants forts des combats.

Des effets visuels subliment les instants forts des combats.

Les combos restent très simples et vous trouverez vite quel enchaînement est efficace face à certains ennemis. A cela, on peut rajouter un bouton de blocage/esquive, et un de catch pour des combos au corps à corps.

Un peu de plate-forme très simple ponctuera les rixes, et les phases de boss consistant toujours à frapper de façon peu efficace mais variée pour trouver le pattern point faible du méchant, et savoir quelle attaque pourra être la plus rentable. Ces bastons sont intenses et fortes, témoignant bien de la sauvagerie des combats.

Des vignettes s'insèrent à l'écran pendant les combats narrant le background en direct.

Des vignettes s’insèrent à l’écran pendant les combats narrant le background en direct.

Et niveau gameplay, je noterai seulement ce petit défaut que sont certains pics de difficulté un peu agaçants. Alors certes, un petit quart d’heure d’acharnement suffira à les surpasser, ce n’est donc pas la fin du monde, mais cela force clairement à faire appel à quelques années de dur labeur vidéo-ludique pour passer le moment difficile. Des ressources qui ne sont pas enfouies en tout le monde, selon le passé du joueur. Et comme le jeu ne propose pas de mode facile, certains pourront oublier le titre, car bien trop frustrant et énervant de bloquer à un endroit.

Le challenge, c’est bien, ça réveille les instincts du gamer, et ça le pousse à se surpasser et donc à se sentir fier de lui une fois l’obstacle passé, mais il faut que cela reste un choix. Ne pas proposer de mode facile, c’est condamner une partie des joueurs les moins expérimentés à ignorer un jeu d’une aussi belle facture, et c’est bien dommage…
Shank

Shank est au final, un petit bijou de baston défoulante à souhait et badass au possible, réveillant le Steven Seagal qui est en nous. Un jeu parfaitement maîtrisé dont la qualité contraste un peu avec une durée de vie assez courte, mais qu’importe que les moments soient courts, s’ils sont aussi bons !

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2 Commentaires

Classé dans Article par Edward, Jeu Vidéo

2 réponses à “[Jeu] Shank

  1. J’ai pas touché à ce premier Shank, mais j’ai eu l’occasion de faire le deuxième épisode et j’ai bien aimé. A te lire, j’ai l’impression qu’il n’y a pas masse d’évolution entre les 2, mais je peux quand te conseiller de te pencher dessus. Il dispose d’un mode Arène à 2 joueurs vraiment sympa 😉

    • oui apparemment, c’est un second épisode vraiment dans la lignée… et je le ferai vu que la promo steam proposait les 2 volets pour pas cher, je les ai pris en même temps^^

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