[Jeu] Counter Spy

Dans les jeux offerts par le PS+ ce mois-ci, Counter Spy, un jeu dont je n’avais jamais entendu parler mais dont le visuel à mi chemin entre TF2 et Ghost Trick me séduit instantanément, tout comme le fait que ce soit un jeu d’infiltration et donc normalement plutôt posé.

Je ne me lasse pas du look de ce jeu

Le travail graphique fonctionne à merveille

Le jeu prend place durant la guerre froide, ou plutôt, une guerre froide alternative plutôt loufoque ou les 2 camps préparent bel et bien des missiles mais dans le but de les envoyer… Sur la lune. Quand à vous, vous êtes un espions infiltré d’une organisation secrète ayant pour but de voler les plans des 2 camps (et au passage toute information pouvant servir).

Jeu d’infiltration / action, Counter Spy se construit autour du niveau d’alertes des 2 camps adverses. En effet, celui-ci, non content de monter d’un cran à chaque erreur de votre part, reste constant tout au long du jeu. Lorsque le niveau d’alerte devient maximal, un compte à rebours se déclenche à l’issu duquel les missiles sont lancés sur la lune, et c’est le game over. Le jeu commence avec les 2 camps au niveau d’alerte 3. Pour le faire baisser d’un cran, vous pouvez systématiquement acheter une option en début de mission, ou tenir en joue un officier qui se rendra et fera baisser l’alarme.

Le genre de moment où on se dit « ok, je suis cuit »

Si vous échouez et que les missiles sont lancés, vous avez le choix entre recommencer la mission ou recommencer l’intégralité du jeu, en espérant cette fois-ci mieux gérer les niveaux de sécurité au fur et à mesure de l’histoire pour ne pas entrer dans des bases ayant un niveau de sécurité à 2 doigts du terminus. Recommencer n’est pas une punition, puisque vous recommencez l’histoire avec les plans des armes (qu’il faudra néanmoins racheter) et formules trouvés lors de votre précédent run. Personnellement, je vous recommanderais de commencer le jeu sans trop le prendre en sérieux, et d’accueillir le game over inévitable (à moins que vous ne gériez très vite les mécanismes du jeu) comme un nouveau départ.

Votre personnage est basiquement customisable pour effectuer vos missions : Vous débloquez des armes aux propriétés variées tel que le pistolet silencieux (indispensable) ou le lance fléchette permettant de faire se retourner l’un des gardes contre ses coéquipiers. Des bonus de capacité sont également disponibles à chaque mission, et certains d’entre eux se révèlent indispensable tel que la possibilité de courir sans bruit (certains niveaux sont assez grands et les traverser sur la pointe des pieds se révèle très vite frustrant et agaçant) ou les balles spéciales pour détruire les cameras blindées, au fur et à mesure que les jours passent et que la difficulté du jeu avance.

Un garde occupé à pisser le dos tourné, proie facile

Un garde occupé à pisser le dos tourné, proie facile

Bref, pas mal d’options qui coutent du pognon, et entre ça et recharger vos munitions, on se retrouve vite avec un budget à couteau tirés. L’astuce pour finir le jeu dans de bonnes conditions est donc de s’efforcer de passer les 1ers niveaux plus simples sans user trop de bonus (et donc d’argent) afin d’économiser pour plus tard, ainsi que de trouver le maximum de plans de lancement dans chaque niveau, pour que la difficulté des niveaux n’augmente pas trop.

A chaque mission, vous avez la possibilité d’infiltrer  au choix  socialistes ou impérialistes, en tenant compte des différentes récompenses proposées par chaque mission : L’une proposera plus d’argent tandis que l’autre donnera plus de plans. A vous de choisir ce dont vous avez le plus besoin au moment de commencer la mission.

commentaire

La vue TPS est stylée mais pas forcement pratique

L’environnement du jeu est en 3D, pour un gameplay en 2D qui bascule en 3D dès lors que l’on se cache derrière une caisse ou un pan de mur, pour des phases de jeu en TPS qui permettent ainsi de tirer parti de la profondeur des décors. Un gameplay intéressant qui rencontre néanmoins vite quelques limites, notamment à cause d’une IA pas très bien réglée qui nous fait repérer de manière parfois frustrante. Apparemment, la seule « couverture » efficace est de faire des roulades, mais cela s’avère vite très peu maniable. La manière la plus efficace de jouer est d’aller vite quand on a commencé à éliminer des adversaires au silencieux, et de bien faire attention aux bombonnes explosives du décor qui nous rendent bien service. Bref, l’infiltration tourne souvent vite à la grosse bagarre explosive, chose que notre frêle assassin ne supporte pas bien longtemps. Heureusement sont disposés dans les niveaux des armoires de soins, mais devoir retraverser tout un niveau en sens inverse pour aller se soigner est souvent frustrant et coupe le rythme de l’action.

Un grand classique, la possibilité de supprimer un ennemi en le faisant tomber d'une corniche

Un grand classique, la possibilité de supprimer un ennemi en le faisant tomber d’une corniche

Personnellement, je trouvais le plus souvent plus facile d’éliminer les adversaires en vue 2D qu’en 3D… A noter que parfois, certains décors sont un peu confus et l’on est pas sur de comment se placer pour éliminer des ennemis qui semblent hors de porté.

Le jeu est très linéaire et répétitif et beaucoup l’ont souligné comme étant le défaut principal du jeu. J’acquiesce, même si de mon coté, cet aspect linéaire ne m’a pas dérangé tant que ça. Les niveaux sont générés aléatoirement et donc différents à chaque mission (même si à force de jouer on reconnait certains patterns) et cela a suffi à maintenir mon intérêt durant plusieurs heures d’affilées, me réjouissant de chaque pièce cachée découverte (Bon ok j’avais rien d’autre à faire à ce moment la, ça a dû jouer). J’étais principalement sous le charme des graphismes du jeu et de sa musique toujours bien posée et à propos. Son humour également, distillé dans les dialogues, les affiches et les situations, m’ont fait apprécier l’univers.

Ce n’est pas un jeu auquel je jouerais des semaines mais j’ai passé du bon temps dessus. Bemol pour la fin du jeu qui est très planplan sans le twist final que l’on attendait pour cet univers un brin loufoque. Un 2eme opus avec une IA améliorée, un scenario plus varié et la possibilité de jouer une espionne féminine sans pour autant changer le gameplay serait la bienvenu.

**************************

icone yeaahL’avis de Ed : Un style graphique et musical qui nous plonge immédiatement dans une ambiance années 60 de qualité, un brin d’humour, et une jouabilité assez efficace… tout ce qu’il faut pour en faire un jeu attirant. Mais au-delà de la forme, c’est surtout le fond du gameplay que j’ai trouvé intéressant, sans pour autant être parfaitement maitrisé. Gestion du niveau d’alerte, upgrades et exploration d’un camp ou de l’autre, ça marche très bien, oui. Reste le mix 2D/3D qui sort des sentiers battus et apporte de bonnes choses, comme une vraie gestion de la profondeur pour ne pas se faire surprendre, ou encore pour visualiser sa progression., mais aussi pas mal d’aléatoire… La vision des ennemis venant alors de toute part, l’infiltration tourne trop souvent au pugilat, sans aucune façon de l’éviter, au vu d’un level design imposant le face à face trop souvent.

Quelle est cette logique qui fait qu'on ne neutralise pas les officiers qui se rendent, et qu'on les laisse libres de leur mouvements, alors qu'on attaque tranquillement leur base... O_o

Quelle est cette logique qui fait qu’on ne neutralise pas les officiers qui se rendent, et qu’on les laisse libres de leur mouvements, alors qu’on attaque tranquillement leur base… O_o

La promesse d’infiltration n’est donc au final pas trop respectée. Cela aurait pu être justifié par le côté aléatoire de la génération des niveaux, sauf que je trouve cette feature au final assez inutile. Car en prenant soin de gérer son avancée correctement, le jeu est assez facilement finissable dès le premier run, ce qui ne laisse pour motivation de replay que l’envie de débloquer les quelques schémas manquants (et les modes de difficultés supérieurs n’augmentent quasiment pas le challenge d’infiltration mais seulement la survie en mode bourrin, donc bon…). Pour vraiment sublimer l’aspect Roge, il aurait fallu qu’il trouve une progression de gameplay bien plus fouillée tel un Rogue Legacy. Ou bien à l’inverse, il aurait dû choisir un leveldesign fixe et donc bien plus travaillé et intelligent, tel un Mark of the Ninja, et en faire une aventure un peu plus longue.
L’entre deux est donc critiquable et imparfait, mais les défauts ne sont pas suffisant pour gâcher l’expérience qui nous fera clairement passer un bon moment. Et après tout, il faut toujours féliciter la tentative d’originalité quand elle est de qualité correcte.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Article par Plumy, Jeu Vidéo

Un mot à ajouter ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s