Archives de Tag: Science-Fiction

[Série] Sense 8

sense8icone Woooh !!Un jeune flic de Chicago au sens moral affûté, une ex-hackeuse qui vit son amour à la gay pride, un braqueur de coffre allemand qui tente de braquer son cousin, une femme indienne qui se prépare son mariage de raison, une jeune DJ islandaise qui se perd un peu dans le monde de la nuit, une femme d’affaire coréenne qui cherche sa voie, un acteur de film d’action hollywoodien qui cache son homosexualité et un conducteur de bus africain qui essaie d’éviter les cartels. 8 personnages hauts en couleurs, attachants, qui vont peu à peu découvrir qu’ils arrivent à communiquer entre eux et à ressentir les sensations et émotions des autres. Des liens nouveaux et forts qui vont se développer et les unir face au meilleur et face au pire.

Nomie vit un parfait amour et le fête à la Gay Pride.

Nomie vit un parfait amour et le fête à la Gay Pride.

Quelle claque ! Je crois que j’ai rarement été aussi empathique envers des personnages. Je me suis souvent dévoré des séries de façon goulue : Lost et ses mystères en cascade qui me faisaient sans cesse lancer l’épisode suivant, Prison Break et son plan lentement mené qui donne toujours envie d’en savoir plus, etc… un scénario qui fait envie et pousse à en vouloir toujours plus, quoi. Dans Sense 8, le scénario est assez anecdotique au contraire, pour ne pas dire un peu trop léger, mais en vrai, on s’en fout ! Tout simplement parce que l’intérêt principal de la série ne repose pas sur son intrigue, mais sur ses personnages. Lire la suite

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Classé dans Article par Edward, Série

[Film] Chappie

012011.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxicone yeaahDans une ville où la police a intégré des policiers robotiques dans leurs rangs, le jeune ingénieur qui les a créés tente de créer un nouveau type de robots, doués de conscience et capable de ressentir et de penser. Mais c’est lorsque qu’une bande de gangsters losers le kidnappe qu’il va activer sa nouvelle création et la livrer au monde. Indépendant et ingénu, ce nouveau-né va découvrir la vie avec d’un côté un créateur lui inculquant la morale et les bonnes valeurs, et de l’autre une famille d’adoption qui l’éduque à la dure, dans un monde de malfrats. Face à cet univers complexe et étrange, Chappie va devoir choisir sa voie.

Chappie apprend très vite, mais commence au stade enfant... et il est terriblement convaincant dans ce rôle !

Chappie apprend très vite, mais commence au stade enfant… et il est terriblement convaincant dans ce rôle !

Neill Blomkamp, c’est le réalisateur capable de la plus efficace intégration de personnages 3D dans un film. Graphique, certes, mais surtout dans la façon de le mettre en scène et de gérer les interactions avec les humains. District 9 était exemplaire sur ce point, son court-métrage Tempbot vendait du rêve, Chappie marque le panier à trois points. Le robot Chappie est présent à l’écran comme aucun des acteurs qui l’accompagnent et porte totalement le film. Ses phases de découvertes sont tantôt émouvantes, tantôt hilarantes, et toujours extrêmement bien amenées et palpables. Et toutes les qualités du film découlent de cette gestion du personnage de Chappie. Lire la suite

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Classé dans Article par Edward, Film

[Jeu] Dead Space 3

dead-space3-logoicone MouuaisLe premier Deadspace a fait sensation par son retour aux sources du survival horror, et son ambiance flippante au possible. Deadspace 2 a remplacé la peur par l’action pour un résultat différend mais néanmoins magnifiquement maîtrisé. Deadspace 3 tente, lui, un mix des deux, une alternative pour réunir tous les gamers dans une même satisfaction. Pari impossible ? Difficile en tout cas…

Trop de qualités pour n’être qu’un jeu moyen, mais trop de défauts pour être un réel bon jeu, ce nouveau deadspace m’a fait passer un bon moment tout en me plongeant dans la perplexité sur plusieurs aspects.

Isaac se retrouve forcé de retourner au front, aux côtés d'un groupe voulant stopper les monolithes

Isaac se retrouve forcé de retourner au front, aux côtés d’un groupe voulant stopper les monolithes

A commencer par l’aspect survival horror attendu par les fans et les problèmes que cela engendre. Deadspace 2 était un excellent jeu qui a pourtant fait crier beaucoup de fans à l’époque car les gens attendaient naturellement le même rythme que le premier opus, la même parcimonie dans la gestion des munitions, la même angoisse à chaque couloir, en épiant les bruits stressants alentour. Et ce ne fut que peu le cas, puisque de nombreuses actions héroïques ponctuent l’aventure et en font un blockbuster épatant. Mais après tout qui a dit qu’une suite devait forcément rester dans le même genre que le précédent ? Une suite est par essence une continuité dans l’histoire, tout simplement. Alors si le cheminement de l’histoire prend de façon cohérente une voie la menant à des actions plus fortes et explosives, je ne vois pas le souci. La quadrilogie Alien au cinéma prouve à quel point une licence peut multiplier les ambiances et les points de vue tout en produisant à chaque fois des œuvres de qualité. Lire la suite

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Classé dans Article par Edward, Jeu Vidéo

[Serie] Doctor Who

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« Dr Who ». Le simple nom évoque un monument, cette série anglaise qui a commencé en 1963, cet univers qui a l’air énorme, dense ! Je n’osais pas commencer à regarder Dr Who parce que c’était trop intimidant, trop gros (et aussi peur de ne pas aimer). Et puis j’ai lu cette introduction à Dr Who par Neil Gaiman :

There’s a big blue box.  It’s bigger on the inside than the outside. It can go anywhere in space and time, sometimes where it is supposed to go.  Something will go wrong, and there’s some bloke called The Doctor who’ll make it all right because he’s awesome.  Now sit down, shut up and watch Blink.

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Classé dans Article par Plumy, Série

[Film] Star Trek into darkness

PHOTO-Nouvelle-affiche-explosive-pour-Star-Trek-Into-Darkness_portrait_w532Récemment promu capitaine de l’USS Enterprise, Jim Kirk fait parler de lui lors d’une mission d’exploration d’une planète inconnue. Leur rôle étant simplement d’observer sans interférer avec le destin des autres civilisations, il s’attire les foudres de ses supérieurs en empêchant l’éruption d’un volcan qui allait décimer tout un monde. Mettre en danger son équipage sans respecter les règles fait qu’il est relevé de ses fonctions.

Mais c’est à ce moment qu’un ancien officier renégat attaque la ville et le gouvernement lui-même. Une chasse à l’homme est déclarée pour éliminer cet homme parti se cacher sur Klingon, une planète avec qui les relations politiques sont plus que tendues.

Kirk est réintégré capitaine et a pour mission de tuer leur ennemi sans sommation à coup de missile. Mais pour éviter une guerre ouverte, Kirk va préférer tenter une infiltration pour le capturer. Ce face-à-face va s’avérer compliquer considérablement les enjeux après des révélations inquiétantes du terroriste. Kirk ayant négligé une fois de plus ses ordres, il va devoir mener son équipage seul face au danger.

Benedict Cumberbatch dans un rôle de méchant un peu convenu mais terriblement efficace !

Benedict Cumberbatch dans un rôle de méchant un peu convenu mais terriblement efficace !

Transformer l’essai
Après un premier épisode surprenant par ses qualités et sa mise en scène, JJ Abrams remet le couvert et signe un film encore plus inspiré. L’histoire est de bonne facture, les acteurs très convaincants et dans des rôles travaillés et bien écrits, le visuel est magnifique sans pour autant tomber dans l’effusion d’effets spéciaux inutiles, la musique est très efficace et la mise en scène parfaitement maîtrisée. Dès lors que dire de plus ?

Je vais juste souligner qu’à mon sens, la seule chose qui peut éventuellement manquer à ce nouveau Star Trek pour devenir culte, c’est un brin de folie. Bien que remarquablement maîtrisé de bout en bout, l’histoire suit des rails assez évidents et manque de surprise. On appréciera le final axé sur Spock plutôt que sur Kirk, mais tout le schéma principal de la narration est un peu trop convenu et manque de grandeur.

le flegmatique Vulcain vole presque la vedette au Capitaine Kirk

le flegmatique Vulcain vole presque la vedette au Capitaine Kirk

Je pense qu’il manque un retournement plus élaboré qui pourrait remplacer l’appel de Spock pour trouver une solution (je laisse ceux qui ont vu le film comprendre de quoi je parle) par un moment plus complexe, une scène d’action ou autre passage intense qui surprendrait par sa direction et casserait le côté linéaire du scénario.

Mais je chipote un peu. Star Trek into darkness est un très bon film, encore mieux que le premier et qui donne tout à fait envie d’en voir un troisième arriver, créant une trilogie efficace, charismatique et accessible pour tous les geeks non Trekkies comme moi qui voudraient découvrir un peu le mythe.

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Classé dans Article par Edward, Film

[BD] Le Visiteur du Futur – l’élu des Dieux –

Visiteur_du_Futur_Couverture-BD-rgbAmoureux des productions FrenchNerd fleurissant depuis quelques années sur le Net, j’avais malheureusement déjà fait un article listant des détails qui me gênaiten dans l’édition DVD de la première saison du Visiteur du Futur, et je vais à ma grande déception réitérer la chose avec la décevante BD du Visiteur.

 Petite anecdote de la vie du Visiteur et du Professeur Castafolt s’insérant entre la première et la seconde saison de la série, nous allons assister à la tentative de recrutement d’Alexandre le Grand dans la team. Mais à défaut de trouver un compagnon humaniste pour les seconder, Alexandre III va s’avérer être un dangereux conquérant trop ambitieux qui voit en la machine à voyager dans le temps une occasion de corriger sa vie et dominer la Terre. Le Visiteur va alors défier ce tacticien de légende pour l’arrêter.

Dit comme ça, ça pourrait peut-être être intéressant, encore que pour moi, l’univers du Visiteur est avant tout contemporain ou futuriste, sauf que tout est totalement survolé et creux. Même en prenant en compte le format franco-belge qui limite à une quarantaine de page, l’histoire ne se base que sur une idée trop simpliste et n’est étoffée d’aucune façon. Le sentiment d’enjeu est absent, les dialogues très banals (la seule bonne idée est le traducteur de grec ancien), et l’affrontement final ridicule. On dirait un mauvais cartoon de 5mn, asséné à grand coup de répliques tirées de la série qui fonctionnent beaucoup moins bien sur papier.

Henri n'a plus aucun charisme et son What the Fuck tombe à plat sur papier...

Henri n’a plus aucun charisme et son What the Fuck tombe à plat sur papier…

Oubliez le suspense habituel de l’œuvre originale, les dialogues cinglants, l’humour touchant, les personnages travaillés, et les situations temporelles compliquées qui s’entrecroisent, rien de tout ça n’apparaît dans ces pages illustrées. La faute peut-être à une volonté de rester accessible par un public jeune (sauf que le thème abordé risque de ne pas intéresser les enfants) et à l’envie de faire une histoire lisible indépendamment des épisodes (mais du coup, on ne profite pas du tout de l’univers intéressant créé en 3 saisons)…

Et enfin, mais il s’agit là avant tout d’un goût subjectif, je trouve que le dessin manque franchement de charisme et abuse des traits expressifs caricaturaux beaucoup trop forcés pour s’attacher aux personnages. On dirait ces BD qui reprennent un comique, un homme politique ou juste un cliché, dessinés sans leur conférer aucune âme. Et la narration est plutôt quelconque, globalement…

Une grosse déception, donc, que cette petite histoire pourtant scénarisée par François Descraques, et que je ne conseillerai pas. Ou alors juste aux fans de la première heure comme moi qui aiment suivre le boulot de FrenchNerd, mais ayez conscience que ça ne vole franchement pas très haut.

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[Film] Oblivion

Oblivion-Affiche-Teaser-Tom-CruiseLa Terre a été attaquée par des extra-terrestres voulant s’approprier la planète. Usant de l’arme nucléaire sans ménagement, l’être humain a gagné et a quasiment fait disparaître l’envahisseur, mais a aussi rendu la planète inhabitable. Les paysages dévastés, envahis par de grandes nappes de radiation, ont forcé les humains à s’exiler sur Titan, une des lunes de Jupiter. Sur Terre, seul quelques humains sont restés, surveillant la bonne marche de plate-formes de collecte d’eau de mer dans le but de transformer cette dernière en ressources pour faire vivre Titan. Sous les ordres de leurs supérieurs basés dans une station en orbite, Jack et Vika combattent les dernières résistances extra-terrestres isolées et assurent la maintenance des machines.
Mais alors que Jack fait sans cesse des rêves qu’il pense plus proches de souvenirs enfouis, il va commencer à se poser des questions sur ce que cache l’effacement de mémoire passée imposé par le gouvernement. La raison officielle de protéger les données humaines en cas de capture ne suffit plus quand il découvre que leurs robots sont programmés pour tuer également certains humains et qu’il retrouve dans les débris du crash d’un vaisseau inconnu une jeune femme qui semble le connaître.

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les drônes sont un mélange entre les sphères et les tourelles de Portal

De la SF très correcte
L’univers intéressant et très agréablement mis en valeur visuellement laisse un peu dubitatif au début quand plusieurs aspects scénaristiques sont spoilés d’entrée de jeu. En effet, les premières minutes pointent directement du doigt ce que l’on pensait être la grosse révélation du film. On suit donc le début de façon légère et attendue, sans grande surprise face à des personnages très stéréotypés. Lire la suite

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